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Ouverture de la pêche à la truite, 2007 |
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Wildeye Minnow, ScatBack, et Rapala Original flottant Un temps doux, des rivières débordantes, et des eaux à peine piquées, bref une ouverture comme on en rêve. Je rejoins ma rivière, un petit ruisseau que j’affectionne tout particulièrement. D’une largeur moyenne de 2 mètres, il se faufile au travers d’une zone humide sur plusieurs kilomètres. Les berges sont entièrement noyées, et l’eau de la rivière rejoint les eaux calmes des marais. Mars n’est pas un mois très facile pour le pêcheur de truites aux leurres. Les truites sont planquées sous les berges, au fond des remous, ou derrière les souches.. Si elles sortent de leur cachette c’est pour un bref instant, le temps de se saisir d’une proie, mais pas question pour elles de faire de grands trajets ! C’est certainement pour cette raison que la grande majorité des pêcheurs pêche aux appâts naturels à l’ouverture. Ils laissent dériver leurs appâts jusque sous le nez de la Fario. Par contre à la belle saison (juin-juillet) les appâts naturels trouvent vite leur limite alors que les leurres deviennent redoutables.
Pourtant la pêche aux leurres est aussi une technique qui peut se montrer très efficace dès le début de la saison, et j’encourage vivement les pêcheurs à faire l’ouverture aux leurres. Mais l’approche n’a rien de comparable aux pêches de fin de printemps et d’été lorsque les truites sont sorties de leur cachette, postées dans les courants, prêtes à bondir sur les leurres en surface ou juste sous la peau de l’eau. Durant tout le mois de mars et jusqu’à la mi-avril, hormis s’il y a un réchauffement significatif de l’eau, je pêche très très lentement. Je ne cherche pas à couvrir rapidement un vaste linéaire de cours d’eau. Mais je m’efforce de venir présenter aux truites, un leurre au ras de leur cachette. Pour cette raison il faut prendre le temps de bien prospecter. D’abord je cherche systématiquement les fosses, les remous et autres eaux calmes. J’évite en effet les forts courants, rarement habités par les truites en début de saison.
Il faut souvent plusieurs passages pour comprendre le poste (courant principal, amortis, contre-courants, profondeurs, obstacles..), sélectionner le bon leurre, et ainsi réussir une bonne présentation.
A moins de connaître parfaitement les fonds de la rivière, dans les eaux légèrement teintées, il est difficile d’estimer la profondeur du poste. Et puis, les fortes crues hivernales modifient les fonds d’une saison sur l’autre, entraînant des nouveaux embâcles, il vaut mieux être prudent. Le Rapala Original Flottant 5 cm (décoration TR et MN) est donc le premier leurre que j’emploie en général. Il me permet de pêcher dans la première couche d’eau sans s’accrocher, car une fois accroché, la récupération du leurre entraîne souvent un dérangement sur le poste, et les truites sont encore plus méfiantes, avant même de leur avoir présenté le leurre. Donc il faut y aller étape par étape.
Je peux observer la dérive du Rapala Original Flottant, une étape importante. Au fur et à mesure, je comprends précisément le trajet du courant principal, je repère les zones de ralentissement et vérifie l’importance des contre-courants (dérives freinées, aspirations..). Après ces observations je dirige le leurre. Si le courant se maintient au centre du cours d’eau,
je m’efforce de le diriger vers les berges, vers une souche ou vers un bloc de pierres et je fais passer le leurre au ras de ces postes. Aux passages suivants je commence à faire volontairement plonger davantage le leurre. Avec un leurre flottant il faut profiter des zones de ralentissement du courant pour exercer une accélération du leurre afin qu’il plonge suffisamment. Mais c’est aussi lors de ces accélérations que les truites se manifestent. En début de saison les touches ne sont jamais très violentes, rien de comparable aux pêches d’été. D’ailleurs le ferrage doit être sec et appuyé pour assurer les prises. C’est avec l’Original flottant que j’ai encore ferré ma première truite cette saison. Les versions vairon et truitelle sont mes classiques.
Quant le flottant montre ses limites, j’ai pour habitude d’utiliser tout de suite la version Countdown. Mais avec le Wildeye Minnow de chez Storm, j’ai découvert un nouvel intermédiaire, un leurre redoutable. En effet, il plonge très rapidement à la profondeur souhaitée (plus de 80 cm si besoin) avec une nage particulièrement attractive et réaliste. Le système de billes permet d’alerter la truite dès que le leurre entre en mouvement. La truite peut donc anticiper en sentant la présence du leurre et réagir dès qu’il passera à sa proximité. J’ai pêché plusieurs truites avec ce leurre aux décorations RT et TR qui correspondent bien aux petites rivières salmonicoles. J’arrive maintenant sur un poste que je connais bien pour y avoir ferré de belles truites les saisons précédentes. Ce poste comprend un grand calme en aval d’un courant créé par un important rétrécissement de la rivière. Le tronçon est profond et large, avec des berges creusées. Je commence ma prospection. Pas une touche. Ce poste a peut être déjà été pêché en ce jour d’ouverture.
J’ai prévu d’attendre le réchauffement des eaux pour essayer leScatBack Storm, il semble correspondre aux pêches de fin de printemps et d’été. Cependant je suis impatient de voir son comportement dans l’eau, la tentation devient trop grande alors je passe à l’action. Encore mieux que je ne pouvais l’espérer, voici un leurre qui réagit au quart de tour dès sa pénétration dans l’eau. Par sa nage particulièrement « réactive », j’ai tout de suite voulu tenter les truites.
Dès la première descente, au ras des berges, une belle truite a suivi le leurre jusqu’à la fin de récupération en surface, rare en début de saison, surtout pour un poisson de cette taille. Un rapide coup de gueule et au final je me fais surprendre, ce beau poisson qui devait atteindre les 30 cm ne s’est plus manifesté. J’allonge ensuite mon tir, et cette fois une touche immanquable, c’est une truite de 22 cm qui se laisse tenter par le ScatBack (décoration 513). Je renouvelle ma prospection sur d’autres postes : 1/Rapala Original Flottant , 2/Wildeye Minnow, 3/ Rapala Countdow. Quand aucun poisson ne se manifeste, je finis la prospection du poste avec le ScatBack. Par deux fois encore, des truites ont craqué pour ce leurre, dont une de 24 cm.
Le ScatBack est vraiment mon coup de cœur en ce jour d’ouverture. J’imagine déjà les émotions qu’il va m’apporter dès la fin du printemps. J’ai hâte. Stéphane Frogeais |
Le Wildeye Minnow Storm, redoutablement efficace
Face à un tronçon naturellement uniforme, il faut s’efforcer de faire passer le leurre au ras des berges.
Le Rapala Original flottant, une valeur sûre
Le Scatback Storm, mon coup de coeur de l'ouverture
A l'ouverture, une prospection lente et précise s'impose |
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